Plusieurs me demandent depuis un certain temps, au fait quels sont tes services? Qu’as-tu à vendre? C’est drôle à quel point, il semble difficile d’avoir une opinion sur certains sujets sans automatiquement suscité un questionnement quant aux motivations mercantiles sous-jacentes. Si les mots pour exprimer ma passion ont évolué ou changé au fil du temps, la trame de fond, elle, est toujours restée la même. Je crois que les nouvelles technologies, particulièrement l’audio et le vidéo, ont apporté le dernier jalon pour établir la véritable communication avec ses clients. Je travaille fort à changer les perceptions à cet égard afin qu’on ne prenne plus le web comme un simple point de contact de plus pour ses affaires ou pour soi dans une réalité parallèle.
En effet, selon la majorité, il y a deux sortes de réalité : virtuelle et physique. Ainsi, les journalistes ne parlent pas d’un pédophile belge (arrêté à Montréal le 15 juin dernier), mais d’un cyberpédophile belge qui sera accusé, entre autre chose, de « leurre informatique »?!?!! Parfois, je crois que la nouvelle concernant les activités reliées au web comporte des aberrations et je crois comprendre pourquoi une telle confusion règne. Nous avons tendance à confondre la fin avec les moyens. Ce belge qui a quitté Liège en direction de Montréal pour une idylle amoureuse avec une jeune de 13 ans a tout du pédophile, mais certainement pas dans une réalité virtuelle. Sa pulsion sexuelle ou amoureuse est bien réelle. S’il avait utilisé les journaux comme à une certaine époque, l’appellerait-on « journal pédophile »? Ou « média-imprimé pédophile »? Bon, il n’aurait pas eu la chance d’échanger 3000 lettres comme il l’a fait avec ses 3000 courriels dans un temps aussi court. Mais voyez-vous le ridicule de l’appellation cyber patente? Nous parlons ici d’une relation entre deux personnes dont les motivations réelles seront tranchées par la cour. Il n’y a rien de virtuel là-dedans, sauf le moyen de développer cette relation. Vous comprenez mon profond agacement avec le terme « cyberpédophile » et « leurre informatique ». Un pédophile est un pédophile et un leurre est un leurre qu’ils soient faits par Internet ou non!
Ce que je veux apporter, c’est un nouvel éclairage sur les extraordinaires possibilités qu’offrent les nouveaux médias. Enlever le mot « cyber » et mettre les « é »motions au cœur de toutes ces possibilités. La machine, quelle qu’elle soit, ne pourra jamais remplacer l’émotion que l’humain apporte aux relations. Elle nous donnera cependant des opportunités inimaginables qui feront en sorte que le mot cyber deviendra un mot archaïque dans un avenir rapproché et quant à moi, déjà dépassé. Quand nous aurons compris que le web est un réseau immense où les êtres « humains » se côtoient, échangent, apprennent et évoluent, nous pourrons finalement sortir de ce paradigme qui taxe le web d’être tout simplement un média ou un canal de plus dans une réalité dite virtuelle.
Comme consultante spécialiste en la matière, je peux vous en parler longuement. La majorité des entreprises le traitent comme un simple maillon d’une stratégie et totalement désintégré. Certes, il y a quelque avant-gardistes, mais ils sont si rares que nous les récompensons sous le vocable : innovateur lors des galas, comme celui de l’AMM-PCM.
De plus, saviez-vous que plus de la moitié des internautes quittent le site web des entreprises visitées avant d’être converti en client? C’est dire que les sites sont peu convaincants et très peu accrocheurs. Combien de personne entame leur processus de magasinage en ligne maintenant? Selon les régions nous atteignons des pointes allant jusqu’à 80%. Donc dans bien des cas, votre site devient la porte d’accès pour la première prise de contact avec votre entreprise: la première impression sur laquelle leur opinion se construira à votre sujet! Quelle est l’expérience vécue par vos visiteurs? Ennuyante ou pire fait-elle fuir? Ne serait-il pas mieux de susciter l’intérêt, induire l’action et convertir le visiteur en client? En d’autres termes, créer une relation ininterrompue avec un prospect qui ose faire le premier pas!
C’est là que j’interviens, dans la réconciliation de votre stratégie marketing avec un nouvel outil de relation extraordinaire : le web. Tantôt un téléphone ou un visiophone, tantôt une télévision, tantôt un catalogue, tantôt un magasin en ligne, tantôt un lieu d’expression et d’échange, le web est tout sauf virtuel. Ce qui s’y passe, n’a plus rien à voir avec ses débuts. Lorsque les émotions rencontrent le e-business, nous avons les e-motions. Plus rien n’est comme avant. Il y a un véritable « shift » ou point de bascule qui nous permet d’envisager l’avenir par l’intégration des moyens traditionnels et des moyens « virtuels ». Oui, il y a les 10 plaies de l’Internet telles qu’expliquées dans le nouveau livre de Dominique Maniez. Attention, cet ouvrage n’est pas un pamphlet contre Internet. Ce n’est pas un réquisitoire contre la Toile. Le but de l’auteur est simplement de passer au crible la façon dont nous utilisons le Web. Réveillez votre esprit critique ! C’est ce que je vous invite à faire.
Sylvie Bédard
Stratège – conférencière – formatrice
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